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Les acteurs de l'Internet trouvent de plus en plus
souvent à se financer auprès de fonds de capital-risque.
Une société comme i-Bazar aurait levé en 99, la somme
de 85 millions de francs, quant à Alapage, le montant
avoisinerait les 31 millions. Si ces sociétés sont déjà
bien établis et à priori solides, il n'en est pas de
même pour toutes les start'up.
Après " l'argent facile " et l'euphorie du premier
trimestre de l'année 2000, le marché s'est clairement
durci pour celles-ci. Les e-krachs (notamment celui
du mois de mars) ont marqué les esprits. Bon nombre
de jeunes pousses cotées au Nasdaq, auront désormais
du mal à lever des fonds. De même, 40% de ces sites
ne seront pas rentables seuls. Le site startupfailure.com
, consacré à ceux qui ont fait faillite et qui donne
des conseils aux entrepreneurs en difficulté, illustre
bien la situation.
Profitons en pour préciser qu'une start'up, est, la
plupart du temps, une entreprise spécialisée dans un
secteur précis, vendant un concept original (un logiciel,
un service, un bien etc.) par l'intermédiaire d'Internet,
la plupart du temps sur un site marchand. Prenons l'exemple
totalement fictif d'une société dont le nom serait "
sportshoes.com ", cette société vendrait alors ces chaussures
de sport de luxe sur mesure (peu importe)…sur le net.
Ce n'est donc pas la même chose qu'une Web Agency.
La Web Agency va fournir la pelle et la pioche, aux
chercheurs d'or que sont les Start'up. L'agence Internet
va, entre autre, mettre en place la plate-forme marchande.
Outre atlantique, il ne se passe donc pas une semaine
sans qu'une Start'up jette l'éponge : reel.com, vente
de vidéos ; bbq.com, le spécialiste du barbecue sur
Internet, craftshop.com, vente de produits artisanaux
; le célèbre boo.com etc. Nombre de jeunes pousses sont
également contraintes de négocier un bridge loan ; c'est
à dire un prêt relais pour tenir jusqu'à d'autres levés
de fonds. Ainsi comme partout, les Start'up se voient
dans l'obligation de limiter leurs dépenses, comme tout
le monde, de rationaliser… et bien sur d'augmenter leurs
recettes ! Parfois, le salut passe même par la revente
de l'entreprise. Après le foisonnement, l'heure est
donc à la concentration et au rachat pour les plus forts.
Pourtant, les montants investis en capital-risque
continueront d'augmenter en 2001 ; simplement, la sélectivité
des dossiers sera renforcée. Les business models un
peu aléatoires seront écartés au profit de models ayant
déjà faits leurs preuves (dans le B to B notamment).
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