| |
[ARCHIVE]
Publicité interactive
Alléchés par toutes les perspectives prometteuses d'Internet,
les publicitaires ont rapidement investit le réseau.
Certains se sont aperçus à leur grand dam, que les utilisateurs
ont le loisir de passer d'un site à un autre, sans qu'on
puisse les forcer à s'attarder sur une page pour regarder,
par exemple, un bandeau publicitaire. De plus le web
reste (pour l'instant !) un environnement statique qui
n'a pas la fluidité à laquelle la télévision a habitué
les téléspectateurs.
En revanche, lorsqu'un utilisateur choisit de cliquer
un banner pour visiter l'annonce, il s'engage volontairement
dans le processus de communication mis à sa disposition
par l'annonceur.
Le prospect prend l'initiative. Il démontre ainsi sa
volonté d'approfondir la relation et s'implique davantage
dans le processus de communication.
Ce processus de communication répond à un modèle bilatéral.
Ce modèle suppose la possibilité de construire des catégories
d'utilisateurs qui seront à la base de la personnalisation
en aval de la relation avec le client.
Opinion
générale
Les budgets on-line sont généralement plus conséquents
que les budgets off-line.
La publicité en ligne est très prisée par les sites
marchands Internet est désormais, au même titre que
l'affichage, la radio, la télévision ou la presse écrite,
un canal de distribution, une alternative à part entière
pour la publicité. Dans Le figaro du 13 Juin 2000, Sir
Martin Sorell, le président de WPP, premier groupe de
publicité au monde, déclarait : " Internet profite du
coût excessif de la publicité à la télévision.
Ce coût ne cesse d'augmenter pendant que le nombre de
spectateurs diminue.
Par conséquent, le coût par mille augmente… en tenant
compte de cela, il est inévitable que nous ayons des
budgets de plus en plus importants pour les médias alternatifs
qui vont prendre davantage d'importance ".
Coûts
(CPM) et rentabilité
En général, on commence par mesurer le taux de clic
qui varient habituellement entre 0.5 et 10%. Aux Etats-Unis,
on parle généralement de 1 à 2%.
Il y a 2 types de publicités en ligne :
- Premièrement, on peut payer pour 1000 affichages
dispachés sur une page d'accueil d'un moteur de recherche
par exemple.
Cette stratégie est peu chère (CPM égal de 300 F à 600F
ce qui n'est tout de même pas négligeable) mais le taux
de clic est faible (environ 1%). Pour des campagnes
grand public de grands annonceurs comme IBM, il est
possible d'atteindre des taux de clic de 2,5%.
- Deuxièmement, on peut organiser une campagne
par mots clés. Si l'internaute les tape dans son moteur
de recherche, la bannière va apparaître sur sa page
suivante.
Le coût de la campagne dépend du nombre de mots clés
réservés. Il faut bien savoir que si c'est un mot peu
utilisé, il y aura peu de pages vues car peu de sollicitations,
mais au moins, les clients potentiels sont triés. Avec
cette stratégie, le taux de clic grimpe entre 7 et 15
% et touche une cible qualifiée, mais il coûte un peu
plus cher. Tous les portails disposent d'un moteur de
recherche sur lequel les internautes effectuent des
requêtes.
Un marchand peut acheter des mots clés correspondants
à son offre (" bouquet " et " fleurs " si c'est un fleuriste
par exemple).
Si l'internaute lance une requête sur l'un de ces mots
clés, le portail lui affichera la bannière du marchand.
Ces mots clés s'achètent soit au nombre de bannière
affichées, soit à la durée.
Sur un site comme www.wine.com seulement 3% du volume
des ventes provient des campagnes en ligne. Pour ce
qui est de la rentabilité de la publicité en ligne :
l'acceptation de la publicité sur Internet est comparable
à celle de la télévision et de la presse ; avec respectivement
60 et 70% de réponses " très favorable " et " favorable
".
La notoriété moyenne des marques s'accroît de façon
importante après une seule exposition ; statistiquement,
elle passe de 34% à 44% après la seconde exposition.
Enfin précisons que la publicité prend tout son intérêt
si le site de l'annonceur est un site marchand.
La
bannière / Exemples de bannières
Un banner est un petit rectangle constitué d'une image
et d'un logo parfois en mouvement qui, via un hyper-lien
invite l'internaute à se rendre sur le site d'un annonceur.
Ces bandeaux de publicité sont désormais standardisés
: 468/60 pixels pour les bannières les plus courantes,
ou 120/240 pour les bannières verticales, plus rares.
Il faut penser pour l'Internaute ; celui-ci doit cliquer
sur la bannière si possible dès la première fois qu'il
la voit (certaines portent la mention cliquer ici pour
encourager l'internaute).
Il est tout à fait possible de mener une campagne avec
plusieurs bannières pour peu qu'elles aient une base
commune.
L'imagination et la créativité vont jouer un rôle primordial.
Dans le cadre d'une campagne prolongée, il faut changer
la bannière, pour éviter un phénomène d'usure.
La bannière doit être lisible et homogène.
De plus en plus, une bannière de qualité se doit d'être
animée ( une succession de 3 ou 4 images suffisent).
Enfin, faîtes figurer votre URL sur la bannière, pour
donner une chance au témoin de le mémoriser et de venir
plus tard. En effet l'internaute est " pressé ". Il
est impératif de bien placer la bannière en haut de
page, pour que tous les visiteurs du site la voient.
Dans le cadre de certains échanges de bannières celles-ci
sont en effet parfois placer en bas de pages, ce qui
n'est pas une garantie d'efficacité. Bien sur, pour
inciter l'internaute à cliquer immédiatement, les mentions
" promotion, cadeaux et autres téléchargement gratuits
" constituent des motivations fortes.
Les internautes marchent " à la carotte ". Les mots
qui reviennent souvent sont " nouveau gratuit, gagner
tel somme, offre spécial " etc. ( Cf les exemples de
bannières ci-contre.)
Choix
des supports
Le support rentre dans le domaine tactique voir stratégique:
il est important de bien choisir le site sur lequel
on place la bannière.
L'internaute touché n'aura pas le même profil sur www.boursorama.com
que sur www.mp3.com Il faut une adéquation, une harmonie
entre la bannière et la page, même s'il est conseillé
de diversifier les supports au cours d'une même campagne.
Certains annonceurs ont développé des banners contenant
des jeux interactifs. Le niveau de concentration élevé
de l'utilisateur augmente la mémorisation de façon significative.
Passer
par une agence (régies publicitaires) ?
L'Internet est un média à part, l'agence de communication
habituelle, si vous en avez déjà une, ne dispose pas
forcément d'une véritable expérience des campagnes en
ligne.
Par conséquent, cela peut être judicieux.
Faire
de la publicité sur votre site pour vos partenaires
Suivant le modèle du click through : Il correspond au
modèle de l'effectivement vu.
Il ne tient compte que des annonces qui ont été cliquées.
Une PME peut tout à fait faire de la publicité sur son
site pour rentabiliser ses propres dépenses publicitaires
par exemple ! (Lorsque son trafic atteindra un nombre
de pages vues respectable).
Dans ce cas, chaque clic sur votre site vous rapportera
une somme généralement proche des 80 centimes (attention,
avec un plafonnement par PC, si vous cliquez plus de
20 fois par jour sur le même poste, vous atteindrez
un plafond !).
Mais tout dépend également de qui sont les clients.
|