Articles/ Définition du cahier des charges et fixation des objectifs
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Guide de l'INTERNET pour les PME :

Extrait 1 Les modalités d'accès au commerce électronique pour les PME.

A - Création d'un site e-commerce

1 - Constitution d'une équipe " commerce électronique "
2 - Définition de l'objectif de l'entreprise
3 - Définition de l'objectif du site de commerce électronique
4 - Détermination du budget commerce électronique
5 - Marché
6 - Cible
7 - Principe économique
8 - Etude concurrentielle
9 - Modèle économique de rentabilité
10 - Politiques de produits/services proposés sur le site
11 - Politique de prix
12 - Logistique
13 - Service client
14 - Fiscalité du commerce électronique
15 - Choix d'une stratégie web marketing
16 - Publicité sur Internet
17 - Le marketing one-to-one : une opportunité qu'offre Internet
18 - Détermination des profils des visiteurs
19 - Obligations d'informations précontractuelles
20 - Choix de la Web Agency qui va créer le site
21 - Choix des moyens techniques
22 - Le calendrier des opérations
23 - Création du cahier des charges en étroite collaboration avec la Web Agency
24 - Le consommateur au centre du dispositif de commerce électronique
25 - Déploiement d'un logiciel de commerce électronique
26 - Création d'une maquette fonctionnelle du site
27 - Rédaction des pages web 28 - Création de la charte graphique
29 - Préparation des pages web pour le référencement dans les annuaires et les moteurs de recherche.
30 - Mise en place d'un système de paiement sécurisé
31 - Publication du site web et la phase de tests
32 - Label Qualité
33 - Validation du site web
34 - Les formalités administratives à respecter
35 - Signature électronique

B - Lancement du site web

1 - Phase de lancement
2 - Publicité off-line

C - Gestion du site web

1 - Vérifications périodiques
2 - Veille concurrentielle
3 - Analyse des statistiques
4 - Archivage des données du site

 

Les modalités d'accès au commerce électronique semblent être identiques pour toutes les PME

Aujourd'hui de nombreuses PME souhaitent se lancer dans le commerce électronique sans vraiement connaître la démarche à suivre. L'accès au commerce électronique suppose une démarche qui peut s'avérer d'une grande complexité et demande des compétences dans plusieurs domaines. La réussite d'un projet de commerce électronique repose sur des compétences variées et nécessite l'intervention des spécialistes de haut niveau.
Dans ce contexte, les PME ont besoin plus que jamais d'informations leur permettant de mieux se situer par rapport aux grands vendeurs, et de bien aborder le commerce électronique. Etudions dans ce mémoire quelles sont ces modalités d'accès au commerce électronique pour les PME.

La nécessité de prendre en compte le nouvel environnement économique (la net-économie) conduit les PME à accéder au commerce électronique.Il ne faut peut-être pas se hâter, mais il serait beaucoup plus dangereux d'être attentiste. Si la PME n'a aucun projet dans ce domaine, ses concurrents sont déjà en avance sur elle. C'est la raison pour laquelle il est conseillé de s'entourer des compétences.
La conception d'un site de commerce électronique est stratégique et comprend plusieurs étapes. Dans cette première partie, nous allons tenter d'analyser les modalités d'accès au commerce électronique qui semblent être communes à toutes les PME.
En effet, chaque PME peut théoriquement mettre en ligne un catalogue avec ses produits. Par opposition aux grandes entreprises qui mettent souvent en place des moyens collosaux pour leur site e-commerce, les PME optent toutes en général pour des solutions adaptées à leur taille et à leur budget. Il s'agit là d'une chance pour les PME car il vaut mieux être cabable de bien exploiter un site de taille moyenne que ne pas être en mesure de gérer un site d'une grande complexité. En analysant chacune des étapes qui rentrent dans le cadre de création d'un site e-commerce, nous allons mettre en évidence le caractère quasi " standard " des modalités d'accès au commerce électronique pour les PME.

A - Création d'un site e-commerce

1 - Constitution d'une équipe " commerce électronique "

Un site de commerce électronique ne peut fonctionner sans une équipe chargée de la mise-à-jour du catalogue, et de l'exploitation rentable du site. La qualité de cette équipe est évidemment un facteur déterminant. Les PME du secteur informatique auront plus de facilités que d'autres à constituer cette équipe. Les PME qui n'ont pas de ressources indispensables en interne devront soustraiter un certain nombre de tâches. Dans ce cas, le choix du prestataire de services va conditionner la qualité du développement du site web. Cette équipe sera chargée de fixer les objectifs, de créer le cahier des charges, et plus tard de gérer le site. L'idéal serait d'avoir dans l'équipe un spécialiste du marketing et un spécialiste des technologies Internet. S'il n'est pas possible de constituer une telle équipe, il faudrait choisir les personnes qui connaissent bien l'entreprise et qui ont un goût prononcé pour les nouvelles technologies. Ainsi, elles seront efficaces dans la collaboration avec la SSII ou la Web Agency.
Le choix d'une équipe constitue donc la première démarche pour accéder au commerce électronique, et est obligatoire pour toutes les PME. C'est en effet, la qualité du management qui fera la différence entre ceux qui vont réussir et les autres.

2 - Définition de l'objectif de l'entreprise

Avant de fixer un objectif réaliste pour le site web, il faut pouvoir déterminer quels sont les objectifs de la PME et ses perspectives de développement. Il faut en effet être en mesure de bien situer le site web dans l'évolution générale de l'entreprise, d'une part pour prendre des dispositions nécessaires à son développement et d'autre part pour prévoir le budget "commerce électronique". Cette démarche est indispensable pour bien préparer son entrée dans le commerce électronique, mais elle est souvent omise. Cet objectif devrait être défini ensemble par la direction générale et par l'équipe " commerce électronique ".
La définition de cet objectif oblige les dirigeants de la PME à redéfinir leurs stratégies commerciales et marketing en y incluant le commerce électronique. Cette étape est indispensable pour s'assurer d'avoir les moyens financiers et humains suffisants pour accèder avec prudence au commerce électronique. Bien évidemment, toute PME devrait effectuer cette démarche.

Lorsque l'accès au commerce électronique exige des changements structurels importants, il est conseillé de s'entourer des bons spécialistes dans le domaine du commerce électronique.

3 - Définition de l'objectif du site de commerce électronique

Le but est de vendre ses produits sur Internet. Il est alors possible de définir un objectif de chiffre d'affaires par produit/secteur/marché/activité. Cet objectif devrait être calculé d'avance et être inscrit dans le temps pour constituer un premier repère. En fixant cet objectif, il faut être conscient des moyens qu'il faut mettre en place pour y arriver. Cette étape est souvent difficile à déterminer car elle nécessite l'intervention d'un spécialiste du web marketing et de la personne qui connaît parfaitement la PME et son marché. Il est fort probable que la réalisation de l'objectif passe par des investissements dans la publicité ou dans un réseau de revendeurs sur Internet.
D'autre part, il faut définir quelles sont les activités qui doivent être développées en priorité. Il est bien évident qu'il s'agit d'une étape importante et qui ne doit être omise dans aucun des cas.
En fixant cet objectif, il faut absolument être conscient du fait qu'un site de commerce électronique n'est qu'un programme informatique présent sur un serveur web. Pour qu'il se mette à vendre, il faut d'abord que les internautes le découvrent et qu'ils se mettrent à faire des achats en ligne. Il est souvent utile de suivre un certain nombre de ratios, notamment le ratio qui va traduire le taux de transformation des visiteurs en acheteurs (nb acheteurs / nb visiteurs). Théoriquement, ce ratio devrait augmenter progressivement avec la qualité du site et avec l'amélioration de la cible. Autre paramètre permettant de fixer un objectif est le coût d'acquisition d'un visiteur. Celui-ci va dépendre à la fois de type de la publicité et de la cible visée. Cet objectif est certainement difficile à déterminer, cependant il s'agit plus dans ce cas là de mettre en place des repères. Toutes les PME ont besoin de ces repères quantitatifs.

4 - Détermination du budget " commerce électronique "

La création d'un site de commerce électronique a bien évidemment un coût. Celui-ci correspond d'une part au logiciels et au matériels nécessaires à la mise en œuvre du site, et d'autre part au travail des développeurs, des infographistes, et des spécialistes du web marketing qui travaillent ensemble sur le projet.
Lorsque le site est crée, il faut le lancer, et le gérer. Là encore il faut des moyens financiers correspondants aux objectifs fixés au départ. La gestion du site demande également des ressources importantes en fonction de la taille du site.
A titre d'exemple, la création d'un petit site de commerce électronique d'un bon niveau représente un coût initial d'environ 100 KF (hors catalogue). Le coût du développement d'un catalogue sur Internet (remplissage du site) devrait être fonction du nombre d'articles et du temps que nécessite la préparation d'un article (photo, description de l'article…). Cette tâche peut être effectuée en interne à condition de disposer des outils informatiques nécessaires.
Il est conseillé ensuite de référencer le site dans les moteurs de recherche. Le coût d'un référencement va dépendre des garanties de positionnement proposées, et il ne doit pas être inférieur à 10000 FF / an pour un référencement de qualité.
A ce prix, il faut ajouter le coût de l'hébergement du site ou le coût de l'hébergement d'un serveur dédié (en moyenne 1000 FF/mois pour un hébergement de qualité et 3000 FF/mois pour l'hébergement d'un serveur dédié). Ce dernier nécessite l'achat et la configuration d'un serveur web ou la location (pas moins de 30000 FF pour l'achat où à partir de 3000 FF/mois pour la location du serveur).
Enfin, un budget " marketing et communication " doit être prévu pour lancer le site web, sans oublier le coût mensuel de gestion du site.
Il apparaît donc qu'un site de commerce électronique est un investissement qui doit être pris au sérieux par les PME, d'une part en raison de son coût et d'autre part en raison de la complexité de sa mise en œuvre.
Toutefois, ce budget ne peut être vraiment déterminé qu'après l'établissement des devis par la SSII ou par la Web Agency.

5 - Marché

De nombreuses PME opèrent sur un marché régional ou national. Il ne faut pas oublier qu'Internet offre l'opportunité de vendre sans limite des frontières à condition de proposer le site en plusieurs langues et de disposer d'un système de livraison performant. C'est paradoxal, mais cette opportunité n'est exploitée que très rarement par les PME qui se focalisent le plus souvent sur le marché national et ne développent pas d'autres marchés. Lorsque la PME choisit d'attaquer progressivement les marchés étrangers, il peut être utile de prévoir dans le cahier des charges la possibilité de développer d'autres versions linguistiques.

6 - Cible

Afin de créer un site web adapté à la cible, il faut bien évidemment mettre à l'évidence quelle est la cible du site web. La PME devrait tout d'abord mettre en évidence sa cible habituelle, afin de pouvoir ensuite déterminer sa cible sur Internet.

7 - Principe économique

L'on utilise fréquemment les abréviations ci-dessous pour caractériser un site de commerce électronique. Il est conseillé de déterminer le type de site à créer pour adopter dès le départ les bonnes mesures, et créer le bon cahier des charges. Voici la terminologie utilisée:

- B-to-C: Le B-to-C, ou Business-to-Customer désigne les activités commerciales ayant le consommateur individuel comme client. Les centres commerciaux, et indirectement les producteurs de biens de consommation tels que les vêtements, la nourriture ou les activités de loisir, relèvent de cet univers (degriftour.fr ...).

- C-to-B: Le C-to-B, ou Customer-to-Business représente le regroupement de clients entre eux, pour des achats en gros, en communauté, afin de bénéficier de prix dégressifs intéressants (clust.com ...).

- B-to-B : Le B-to-B, ou Business-to-Business désigne les activités commerciales entre entreprises, destinées aux professionnels. On pense en particulier à la fabrication de machines industrielles, aux sociétés de conseil ou aux comptables (dell.fr...).

- C-to-C: Le C-to-C, ou Customer-to-Customer représente les activités commerciales en communautés, entre particuliers, comme les petites annonces ou les ventes aux enchères (ibazar.fr, ...).

Quelque soit la PME, elle doit être en mesure de se positionner sur l'un ou plusieurs segments ci-dessus.

8 - Etude concurrentielle

Une bonne visibilité du marché ne suffit pas pour réussir sur Internet. Afin de réaliser cette étude, il faut bien évidemment avoir déjà déterminé les marchés cibles que la PME va exploiter. Il faut absolument savoir ce que font déjà les concurrents sur Internet, connaître les succès qu'ils ont emportés et les erreurs qu'ils ont commises. Pour mener à bien cette étude concurrentielle, la démarche naturelle est de déterminer la notoriété du site et sa part d'audience. Ensuite, il faut essayer de rassembler toutes les informations disponibles au sujet des sites concurrents et essayer d'imaginer son site parmis ces concurrents, et lui trouvant des éléments de différenciation.
En général, les PME ont autant de chances que les grandes entreprises pour se lancer dans le commerce électronique car elles disposent d'une structure plus légère et prennent des décisions plus rapidement que les grandes entreprises. Il est vrai aussi que le budget " commerce électronique " des PME est inférieur au budget des grandes entreprises, et qu'à ce titre elles peuvent avoir des difficultés à concurrencer avec des grandes. Cependant, ces différences sont moins nettes dans la net- économie car les internautes sont habitués à s'adresser à des entreprises nouvelles. En pratique, il est possible de se faire rapidement une idée grâce aux moteurs de recherche. Ainsi, l'on peut effectuer deux types d'études de positionnement :

- L'étude de la concurrence identifiée, c'est à dire du positionnement de deux ou trois principaux concurrents de la PME. À partir de couples de mots-clés stratégiques, il faut interroger les outils de recherche entrant dans la cible du site.
- L'étude de la concurrence présente sur Internet dans un secteur d'activité défini (domaine catégoriel). À partir de couples de mots-clés stratégiques, il faut interroger les outils de recherche entrant dans le cible catégorielle, et créer ensuite le listing complet et commenté des sites repérés comme étant bien positionnés et diffusés sur Internet.

Lorsque les concurrents sont bien définis, il faut déterminer leurs parts de marché(s) en analysant leur chiffre d'affaires réalisé sur Internet. Une fois le marché partagé, il faut analyser la notoriété des sites concurrents et s'interroger sur ce que pensent les internautes à propos des sites en question. Cette étude devrait permettre de choisir un positionnement pour son site, en lui trouvant une place originale et indispensable. Toutes les PME n'auront pas les ressources humaines en interne pour effectuer une étude exhaustive. Dans ces cas là, il faut soit s'adresser à une Web Agency compétente en la matière ou essayer de faire une étude simplifiée pour avoir quelques bases de travail.

9 - Modèle économique de rentabilité

Définir un modèle économique de rentabilité (ou " business model ") , c'est déterminer comment la PME va gagner de l'argent et sur sur quels principes elle va positionner son activité. Si elle met au point un bon modèle économique, elle sera rentable. Cependant, lors du calcul de la rentabilité, il ne faut pas oublier les investissements initiaux dans la création, le lancement, et la gestion du site web…
Il est encore un peu tôt pour savoir quels sont le ou les bons modèles économiques en matière de rentabilité d'un site de commerce électronique. Cependant, l'on connaît déjà les sources de revenus qui alimentent les business plans bâtis par les créateurs de sites: vente de produits afftactifs, publicité, location de la base de données, affiliation…

Dans la plupart des cas, le modèle économique est le suivant:
1 - Attirer un maximum de visiteurs sur le site grâce aux différentes formes de publicité
2 - Transformer un pourcentage de ces visiteurs en acheteurs
3 - Fidéliser les acheteurs et en faire des clients réguliers
4 - Vendre de l'espace publicitaire sur le site et éventuellement louer la base de données clients pour une opération ponctuelle.

Bon nombre des PME qui exploitent un site de commerce électronique ont aujourd'hui tendance à surinvestir dans la publicité en espérant prendre des parts d'audience sur Interent. Ensuite, l'idée est de garder sa part d'audience et de se développer avec la croissance du nombre d'internautes. Le problème c'est qu'il n'est pas forcement possible de garder sa part d'audience à un coût raisonnable d'une part car les technologies changent vite et d'autre part car rien n'interdit à la concurrence de lancer un site web.

10 - Politiques de produits/services proposés sur le site

Les études réalisées sur le profil des internautes montrent que le cyberconsommateur appartient à des catégories socio-professionnelles élevées et professions libérales, leur revenu moyen est bien au-dessus de la moyenne nationale. Les internautes sont à la recherche du choix et de la qualité sur le Web. C'est pourquoi, il est important de mettre en ligne un catalogue riche, attrayant, original, le tout au travers d'un accès rapide et convivial : le temps du téléchargement du site devrait être " relativement " rapide. Le site doit être actualisé régulièrement afin que les internautes aient une impression de nouveauté à chacun de leur passage et ainsi les inciter à conserver l'adresse du site dans les bookmarks de leurs navigateurs.

11 - Politique de prix

En général, comme l'on vend en direct, les prix sur Internet devraient être un peu inférieurs aux prix dans les magasins. Mais ce n'est pas une règle, et seule la PME pourra choisir sa politique de prix. Cependant, en établissant les prix de vente, il est conseillé dans certains cas d'harmoniser les différents canaux de vente (web, direct, revendeurs…).
Une chose est sûre: des produits d'appels ou des offres spéciales sont de nature à attirer l'internaute sur un site marchand et à le fidéliser. Chaque PME devrait mettre en place une politique de prix adaptée à son activité.

12 - Logistique

La logistique est l'une des clés de la réussite du commerce électronique. Plusieurs dimensions caractérisent le problème logistique du commerce électronique. On y retrouve les mêmes difficultés de synchronisation entre les opportunités de vente, les contraintes d'approvisionnement et celles de l'expédition des commandes que pour la VPC. Bien entendu, ces problèmes se multiplient lorsque la couverture géographique à laquelle un site prétend dépasse les frontières nationales.
Dès lors qu'il s'agit d'une couverture mondiale, l'emballage, l'acheminement et les taxes associés peuvent constituer un vrai casse-tête. Avec deux conséquences: l'augmentation du prix de vente du produit, ce qui le rend moins attractif pour l'acheteur, et des délais de livraison sans commune mesure avec l'immédiateté de l'achat en ligne.
En fonction de la nature de la PME et donc des produits qu'elle commercialise, les problèmes à résoudre ne sont pas les mêmes. Ainsi, une entreprise qui dispose déjà d'un bon système de livraison n'aura aucune difficulté à gérer les livraisons. En revanche, une PME qui ne livre pas ou qui ne livre que dans une zone déterminée devra mettre en place une logistique performante et adaptée à son activité.
Les e-logisticiens sont donc les relais indispensables entre le front office (principalement la prise de commandes en ligne) et le back office, la gestion des stocks, la livraison et la facturation. C'est à eux que revient de mener la phase d'ingénierie fonctionnelle qui terminera la chaîne commerciale. C'est donc sur eux que repose la solidité du lien unique qui relie un site marchand à ses clients qui devrait pouvoir suivre sur Internet la trace de leurs expéditions, et l'historique de leurs commandes.
Enfin, il faut souligner que la plupart des offres incluent désormais ou vont inclure une livraison gratuite ou à petit prix forfaitaire. C'est un premier point à respecter pour développer les ventes sur un site de commerce électronique.

13 - Service client

La gestion de la relation client est un système à travers lequel une entreprise est en relation avec ses clients. Cet aspect est devenu très important. En effet, la montée en puissance du commerce électronique a crée des besoins nouveaux. La concurrence est de plus en plus rude, et les cyberconsommateurs plus volatils. Il faut donc être en mesure d'identifier ses clients, quels que soient les moyens de communications qu'ils utilisent. C'est le défi technologique que les PME doivent relever afin de pouvoir fidéliser les cyberconsommateurs et attirer les plus intéressants. Le mot d'ordre, aujourd'hui, c'est accroître le chiffre d'affaires, et plus seulement réduire les coûts. Un bon service client c'est ce qui souvent détermine la qualité d'un service de vente par Internet.
Aujourd'hui le coût moyen de la mise en œuvre d'une solution de gestion de la relation (CRM) client est de 40 KF par utilisateur (matériel + logiciel + services).

14 - Fiscalité du commerce électronique

L'émergence du commerce électronique met en évidence un certain décalage entre le fonctionnement de l'internet et les principes classiques de la fiscalité: la dématérialisation des transactions et l'anonymat des opérateurs rendent largement inapplicables les concepts habituels de frontière fiscale et de souveraineté nationale en matière d'impôt. Juridiquement, les règles préexistantes ont vocation à s'appliquer à l'internet. Cependant les spécificités de l'internet laissent prévoir l'insuffisance de ces règles en matière fiscale.
Ainsi, il existe déjà des dispositions fiscales propres au commerce électronique, tant en droit interne qu'au niveau communautaire ou international. Pour mesurer la portée concrète de ces dispositions, en ce qui concerne les principaux impôts, il convient d'analyser la situation du commerce électronique en matière d'impôts sur les bénéfices et de la TVA.

Où taxer les bénéfices tirés d'un commerce électronique ?
Dans une vente internationale conclue sur l'internet, la première difficulté consiste à déterminer le lieu où est réalisé le profit. En effet, Internet permet à une entreprise étrangère de réaliser une vente en France par l'intermédiaire de son site web, sans y avoir aucune présence matérielle ("site virtuel "), ou sans y avoir d'autre présence qu'un simple serveur (" site hébergé ").
Or le critère traditionnel en matière d'imposition internationale des bénéfices repose sur la présence physique des parties dans l'un ou l'autre Etat. Ce critère, issu de la convention-modèle élaborée par l'OCDE, est celui de l'établissement stable : " les bénéfices d'une entreprise d'un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que l'entreprise n'exerce son activité dans l'autre Etat par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé.
" Un établissement stable étant défini comme " une installation fixe d'affaires par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité ", cette définition comprend les filiales, succursales, bureaux, représentants permanents, etc. L'OCDE a récemment proposé à ses Etats membres d'adopter une interprétation commune de la notion d'établissement stable appliquée au commerce électronique (Rapport du Comité des affaires fiscales de l'OCDE, conditions cadres pour l'imposition du commerce électronique).

L'adaptation de ce critère au commerce électronique
Tout d'abord, la distinction entre le site web et le serveur informatique deviendrait essentielle: le site web, combinaison de données et de logiciels, ne peut être considéré comme un actif corporel localisable, et ne peut donc constituer un établissement stable. A l'inverse, le serveur d'hébergement présente une certaine fixité, et pourrait donc être assimilé à un établissement stable.
Ainsi dans le cas du " site virtuel ", cette position revient à éliminer toute possibilité que l'entreprise étrangère se voie reconnaître en France un établissement stable. Dans le cas du " site hébergé ", l'entreprise étrangère ne pourra avoir un établissement stable en France que si elle possède elle-même le serveur d'hébergement.
En effet, dans l'hypothèse où le serveur d'hébergement est détenu par une entreprise indépendante, celle-ci ne peut constituer un établissement stable de l'entreprise étrangère.
En pratique, une large majorité des sites web commerciaux ne devrait pas constituer d'établissement stable, dans la mesure où la plupart des serveurs d'hébergement sont détenus par des prestataires de services qui louent leurs équipements à des entreprises commerciales.
Par ailleurs, la caractérisation d'établissement stable ne dépendrait plus d'une présence humaine, critère qui reste fondamental dans la définition actuelle. Un équipement automatisé pourrait ainsi constituer un établissement stable, à condition d'être maintenu pendant une durée suffisamment longue dans un même lieu.
Le gouvernement français a d'ores et déjà adopté une position proche de celle proposée par l'OCDE : la première Réponse Ministérielle de Chazeaux prévoit ainsi que "ce n'est que dans des cas exceptionnels, où l'entreprise étrangère disposerait de son propre équipement informatique en France et emploierait du personnel pour le faire fonctionner, qu'il serait possible de considérer que cette entreprise dispose d'un établissement stable en France".
Seule différence notable avec la notion de l'OCDE, le droit interne continue de retenir le critère tiré d'une présence humaine (n° 15728, J.O. A. N. du 26 octobre 1998, p. 5849).
La position française est en tout état de cause appelée à évoluer en fonction de celle qui sera définitivement adoptée dans le cadre de l'OCDE. Il restera alors à élaborer des règles de détermination des bénéfices de l'établissement stable : dans le contexte particulier du commerce électronique, le rattachement des charges et produits n'ira pas sans difficultés.

Comment appliquer la TVA aux transactions réalisées via l'internet ?
En matière de TVA, le commerce électronique pose des difficultés plus importantes qu'en ce qui concerne l'imposition des bénéfices. La seconde Réponse Ministérielle de Chazeaux précise que ces règles de droit commun sont applicables au commerce électronique (n° 15729, J.O. A. N. du 26 octobre 1998, p. 5850). Cependant leur application ne va pas sans difficultés.

Rappel des règles de droit commun d'imposition à la TVA
Pour l'imposition à la TVA d'une transaction entre un opérateur étranger et un client français, les règles fiscales conduisent à distinguer les hypothèses qui suivent.

En ce qui concerne les livraisons de biens, dans le cas d'une acquisition intracommunautaire réalisée par un acheteur non assujetti, la TVA est due en France si le montant annuel des opérations réalisées en France par le vendeur dépasse 700.000 FF ; dans ce cas, le vendeur doit désigner un représentant fiscal.
En deçà de ce seuil, la TVA du pays du vendeur s'applique. Les biens d'une valeur inférieure à 150 FF, si l'acquisition est faite auprès d'un professionnel, ou d'une valeur inférieure à 300 FF dans les autres cas, sont exonérés.
Dans le cas d'une acquisition intracommunautaire réalisée par un acheteur assujetti, la TVA est due en France. Dans le cas d'une acquisition réalisée auprès d'un vendeur établi hors d'Europe, la TVA est due en France (désignation d'un représentant fiscal par le vendeur), que l'acheteur soit assujetti ou non.

* En ce qui concerne les opérations de prestations de services, il faut distinguer les prestations de services classiques où la TVA est due dans le pays d'établissement du prestataire, des prestations de services immatérielles (article 259 B du CGI). Dans cette hypothèse, si le client français est un assujetti, la TVA est due en France et versée par lui (autoliquidation). Si au contraire le client est non assujetti, il convient de distinguer: si le prestataire est établi dans l'Union européenne, il doit payer la TVA dans son pays d'établissement ; s'il est établi hors d'Europe, la TVA est due en France et il doit désigner un représentant fiscal.

Difficultés de qualification des transactions électroniques au regard de la TVA
La distinction classique entre livraisons de biens et prestations de services est difficile à appliquer au commerce électronique.
La livraison d'un bien par téléchargement (livres, logiciels, etc.) fait en effet perdre sa forme physique à une opération qui devrait être considérée comme une livraison de biens.
L'administration fiscale française, l'OCDE et la Commission européenne considèrent ainsi que la fourniture de biens sous forme numérique doit être considérée comme une prestation de services immatérielles soumise au régime spécifique décrit plus haut.
Cette position peut sembler discriminatoire à l'égard du commerce électronique, dans la mesure où les prestations de services sont soumises à un taux de TVA unique, alors que les livraisons de biens sont soumises à des taux différenciés selon les produits livrés.
Ainsi, par exemple, la presse écrite est soumise à un taux de TVA de 2,1 %, alors que la presse électronique est soumise au taux de droit commun de 19,6 %.

Difficultés de localisation des opérateurs en matière de TVA
Le commerce électronique pose également problème au regard de la localisation des opérateurs. Dans le cas des prestations de services, le lieu d'imposition dépend en effet souvent du lieu d'activité du prestataire.
Pour cette règle, le critère de localisation du prestataire est constitué par le siège de son activité, à défaut par un établissement stable. La Cour de Justice des Communautés européennes (Arrêts Berkholz du 4 juillet 1985, Lease Plan Luxembourg du 7 mai 1998) considère qu'un établissement stable requiert " la réunion permanente de moyens humains et techniques nécessaires aux prestations de service en cause ". Cette jurisprudence revient à considérer qu'en l'absence de toute présence humaine, ni un site web ni un serveur ne peuvent constituer un établissement stable. L'adaptation de cette notion semble d'autant plus nécessaire que la solution envisagée au niveau communautaire consisterait à soumettre l'ensemble des transactions électroniques au régime des prestations de services immatérielles.
Malgré de nombreuses difficultés, l'adaptation des règles fiscales existantes au commerce électronique a déjà atteint un certain avancement.

Par ailleurs, l'OMC ainsi que la Commission européenne ont récemment réaffirmé leur opposition à l'introduction de tout impôt nouveau spécifique à l'internet. Cette évolution permet de penser que l'idée de la " bit tax " est définitivement abandonnée. L'OCDE prévoit d'aboutir courant 2000 à une définition commune de l'établissement stable appliquée au commerce électronique.
Les opérateurs du commerce électronique devraient donc être rassurés par cette clarification prochaine des règles d'imposition des bénéfices. Toutefois, il n'en va pas de même en matière d'impôts indirects où les spécificités du commerce électronique nécessiteront une réflexion plus approfondie.

15 - Choix d'une stratégie web marketing

Lorsque l'objectif est fixé clairement, il est possible de définir une stratégie marketing. En effet, il ne suffit pas de créer un site web pour que les internautes le découvrent par hasard. Pour une activité donnée, il est de plus en plus difficile de conquérir des parts d'audience sur Internet. Il faut appliquer toutes les stratégies de marketing pour faire connaître un site web, et les efforts à fournir sont de plus en plus importants. Le " web marketing " est donc un ensemble de techniques de marketing appliquées à l'Internet. Ainsi, la publicité sur Internet est l'un des choix possibles du web marketing. Nous pouvons citer également le référencement professionnel dans les moteurs de recherche, le développement de divers partenariats et bien évidemment le marketing direct par e-mail.
D'autre part, le web marketing c'est aussi des enquêtes en ligne, des sondages, l'analyse du profil des visiteurs afin d'adapter l'offre aux marchés. Le web marketing permet non seulement de mener des actions sur l'Internet mondial, mais aussi auprès des populations des pays bien spécifiques ce qui est une opportunité pour les PME.
Le web marketing est l'une des clefs du succès d'un site web dont l'objectif est de vendre en ligne. C'est bien le marketing, et non pas la technologie, qui crée le commerce électronique. Pour résumer : les objectifs du web marketing sont les suivants:

- Attirer les prospects sur le site web, les intéresser, et développer la notoriété du site.
- Instaurer une relation de confiance entre l'entreprise et l'internaute.
- Faire revenir l'internaute sur le site le plus souvent possible. - Réaliser votre objectif (contacts/ventes…).
- Fidéliser vos prospects et vos clients.
- Apporter un service de qualité et personnalisé.

L'exploitation rentable des possibilités offertes par Internet est une chance pour les PME, et leur permet de concurrencer avec des grandes entreprises.

16 - Publicité sur Internet

En matière de publicité sur Internet, il existe deux niveaux d'efficacité, l'un en terme de Marketing Direct (taux de clic), l'autre en terme de publicité (visibilité). Il est important de ne pas oublier que la notoriété et la mémorisation , induites par la publicité sur Internet, participent à l'objectif global des campagnes de communication des annonceurs.
Selon une étude de Strategis Group, la publicité sur Internet est aujourd'hui très focalisée sur l'e-commerce, et non sur la construction de marques offline. L'étude, "Advertsing on the Internet : 1999" montre que :

- les 3 catégories leaders sur la publicité online (produits informatiques, livres et cartes de crédits) sont attachées au e-commerce
-13 des 25 compagnies les plus riches ne font aucune publicité sur Internet sur les 50 principaux sites de l'Internet US, et de nombreuses marques leaders sur le marché américain (Wal-Mart, Pepsi, Coke Classic, Burger King, Nabisco, Nike) sont absentes du top 50 US.
- les techniques avancées de communication sur Internet, comme les publicités interractives et le rich media (utilisant l'audio, la video, avec des technologies flash, java, etc.) ne sont pas utilisées sur la plupart des sites.

La "Strategic Net Presence Survey", partie de la plus large étude "Advertising on the Internet 1999" englobe 6972 bannières sur les 50 premiers sites US. Chaque bannière a été enregistrée selon son annonceur (700 annonceurs répertoriés), dans 39 catégories. La leader de la présence publicitaire s'avère être, sans surprise, Amazon, avec 57.6 (indice de visibilité, coefficient composé de différentes mesures), alors que la plupart des annonceurs oscillaient en dessous de 2 points.
Cette étude nous montre que la publicité sur le web vise plus la vente directe que la construction d'une image de marque.

Le coût de l'affichage des bannières publicitaires se mesure en CPM (coût pour mille affichages). Celui-ci varie en fonction de la cible et en fonction de la quantité commandée. Aujourd'hui, le coût moyen est de 250 FF / CPM. Le taux de click sur la bannière varie entre 1% et 6% en fonction du message et de la qualité de la bannière.

17 - Le marketing one-to-one:une opportunité qu'offre Internet

Toutes les PME n'auront pas accès au marketing-one-to-one en raison du coût de la mise en place du système et des compétences nécessaires. Néanmoins, toutes les PME peuvent, à leur échelle, nouer des contacts personnalisés avec leurs clients. Dès lors, l'enjeu du one-to-one devient simple: traiter différemment des clients différents.
Contrairement au marketing de masse et au modèle célèbre des "4P" (Produit, Place, Prix, Promotion), qui s'intéressent essentiellement au produit afin de mieux le commercialiser, le web marketing dans lequel s'inscrit le one-to-one se recentre sur le consommateur final. L'objectif est de permettre au marketeur de créer et donner exactement et en permanence la valeur attendue à une cible de consommateurs définie par avance.

Dans le marketing one-to-one, l'entreprise établit donc de nouvelles relations avec ses clients en personnalisant aussi bien son discours que ses prestations. Le succès réside dans la construction d'une relation personnalisée et durable. L'entreprise connaît chacun de ses clients. Elle les incite à parler d'eux un maximum pour en savoir d'avantage, insère l'information recueillie dans sa base de données et personnalise ainsi encore plus son offre. Il s'agit donc de mettre en place un dialogue qui nourrit cette base de données à travers un processus d'apprentissage. L'entreprise sollicite le client pour qu'il exprime ses besoins très clairement et définisse combien il serait prêt à payer. Afin de recueillir un maximum d'informations, les communications avec les clients seront flexibles et l'entreprise sera suffisamment souple pour proposer des services adaptés aux besoins spécifiques.
Le but de cette relation d'apprentissage, contrairement au marketing traditionnel qui a pour objectif d'obtenir le plus grand nombre de clients, est donc de fidéliser. Pour cela, il faut s'adapter aux spécificités de chacun de ses clients. En effet, si l'entreprise anticipe ses désirs, le client lui restera fidèle plus longtemps. De plus, la relation d'apprentissage est un long processus qui engage le client et le fait participer. Il hésitera donc à changer de prestataire et à recommencer un processus d'apprentissage. Cette relation d'apprentissage permet donc à l'entreprise de personnaliser son offre. Le consommateur aime être connu et reconnu.

A partir de là va s'opérer une différenciation de la clientèle :
- La fidélisation sera centrée sur les clients qui ont la valeur actualisée la plus élevée
- Le développement se fera sur les clients dont le potentiel est le plus fort
- On se débarrassera des clients non rentables: ceux qui ne dégageront jamais de profit pour justifier de dépenser de l'argent pour les satisfaire. La différenciation du client en fonction du CA qu'il peut dégager permettra de gagner du temps.

L'adoption d'une telle stratégie nécessite donc des modifications sur le processus marketing ainsi que des changements de pouvoirs. En effet, les fonctions de l'entreprise ne sont plus vraiment les mêmes, comme la communication ou le service client par exemple. Une organisation classique est mal adaptée car elle ne favorise pas les ventes croisées à un même client. Pour vendre à un même client les services qu'une entreprise propose sur le marché, il faut développer l'échange d'informations entre les différentes divisions. La production doit être organisée pour proposer de nombreuses variantes et options, pour être capable d'adapter le service suivant la demande précise du client (contenu, quantité, livraison). Dans les services, il reste d'innombrables secteurs qui restent étrangers à cette idée de souplesse de l'offre (dans les petites structures notamment).
Le concept de personnalisation se traduit concrètement par l'exploitation généralisée des bases de données et l'amélioration des capacités de stockage d'information. La base de données permet de recueillir des informations qui vont permettre à l'entreprise de différencier sa clientèle d'une manière pertinente. Le croisement de ces données permet de proposer une offre personnalisée. La mise en place d'une stratégie one-to-one sur Internet nécessite donc la mise en place d'outils de collecte et de traitement des informations relatives aux visiteurs et les consommateurs. Celles-ci doivent permette de dresser les profils des visiteurs.
On peut résumer les principes de la démarche one-to-one sous l'abréviation IDIP:

- Identification : Il s'agit d'identifier les clients de l'entreprise avec un maximum de précision. Cela consiste dans un premier temps à inventorier l'ensemble des informations existant dans l'entreprise, mais éparpillées dans des bases de données et des systèmes d'information hétérogène. Pour effectuer cette recolte d'informations complémentaires, il faut tirer profit au mieux de l'interactivité du média Internet et fédérer l'ensemble des canaux de communication. Ainsi, aux USA par exemple, un client signale souvent une panne par Internet, un centre d'appels le rappelle ensuite, une fois le technicien et la pièce affectés selon le problème. Une fois que les informations sur les clients sont disponibles, l'entreprise va allouer ses efforts de manière proportionnée au retour que procurera chaque client. Ainsi, chaque client possède une valeur aux yeux de l'entreprise définie par l'équation suivante :

Valeur Individuelle = Valeur Actuelle + Valeur Stratégique + Valeur Potentielle - Coût de recrutement - Coût de Fidélisation - Coût de Gestion

- Différenciation : Ici, l'idée n'est pas de reléguer au second rang le produit ou les processus, mais de partir du besoin individualisé de chaque client pour concevoir le produit ou les services associés.

- Interaction : Elle permet à l'entreprise d'obtenir une meilleure compréhension des attentes explicites et implicites des clients envers les produits. L'interaction poursuit l'objectif de construire une relation avec le client, tout en estimant la valeur du client pour elle. En fait, les agissements de l'entreprise vis-à-vis de chacun de ses clients doivent être conduits en fonction des informations qu'elle a recueillies sur chacun d'eux individuellement. Mais le fait de recueillir un maximum d'informations sur son client, son mode de vie, ses comportements et ses centres d'intérêts doit se faire dans un climat de confiance. C'est pourquoi la question de l'intégrité de l'entreprise est la plus souvent posée aux entrepreneurs de solutions One-to-One.

- Personnalisation de masse : Cette étape consiste à personnaliser l'approche et les produits présentés en offrant un avantage basé sur ce dont le client a vraiment besoin.
Voici la méthode permettant de déterminer les profils des visiteurs.

18 - Détermination des profils des visiteurs

La définition de modèles de segmentation est plus un art qu'une science, et se trouve au coeur de toute initiative de marketing direct ciblé, en mélangeant la créativité du marketing avec la technologie des applications liées aux bases de données. De nombreux systèmes sont disponibles pour cibler et personnaliser son offre, chacun utilisant sa propre logique et ses méthodes de filtrage, de recoupement et de modélisation.
Dans les grandes lignes, le processus est le suivant : le consommateur remplit un formulaire destiné à déterminer son profil. En général ces formulaires comportent des questions précises, auquel l'utilisateur répond en choisissant parmi plusieurs options pré-établies. Les autres informations, telles que le nom, l'adresse etc... sont collectées par l'intermédiaire de champs de texte à remplir. L'information est stockée dans la base de données de profils.
On lui attribue soit un identifiant unique sur un cookie stocké sur l'ordinateur de l'utilisateur, soit un signet contenant l'identifiant, soit une page sur laquelle l'utilisateur entre son identifiant et son mot de passe chaque fois qu'il visite le site. Le site Web affiche une information personnalisée selon un profil initial. La page ne peut pas être générée tant que le profil n'a pas été entré.

Souvent, pourtant, un profil "invité" est utilisé par défaut. Une page "modèle", utilisée par le logiciel de personnalisation pour construire la page que verra l'utilisateur, contient des tags particuliers qui vont chercher l'information dans la base de données, remplissent les champs et affichent la page.
De nombreuses informations (conseils d'achat, offres publicitaires, e-mail etc...) peuvent être personnaliséees de cette manière. Ces pages sont considérées comme des pages "dynamiques" plutôt que statiques. Le système enregistre la navigation dans le site. Chaque clic de l'utilisateur est consigné dans la base de données log du serveur. Les données de navigation, tout comme que les mises à jour faites par les utilisateurs par l'intermédiaire du formulaire, peuvent être utilisées pour modifier automatiquement chaque profil.
Le consommateur revient sur le site. L'affichage du site dépend alors étroitement de son profil. Des interactions supplémentaires sont consignées dans la base de données, comme par exemple des réponses à des sondages sur les produits, les achats effectués, parfois de nouvelles données de navigation. Les pages sont affichées selon des règles (un visiteur qui a déclaré faire de la plongée sous-marine se verra proposer une promotion sur les scaphandres), ou selon diverses formules statistiques complexes. Des visites répétées dans le temps vous fourniront des informations précieuses pour une meilleure compréhension et un meilleur service de vos consommateurs. En combinant la base de profils avec les fichiers log, l'éditeur du site peut répondre à de nombreuses questions.
Tout l'art de la modélisation de profils repose sur les consommateurs. Il faut penser comme eux. Pour construire une base de données de profils, il faut savoir quelles sont les informations importantes à demander, en s'appuyant l'expérience de consommateur. Bien sûr,il ne faut poser que les questions utiles pour le marketing one-to-one, tout le reste étant superflu. En effet, la collecte d'une trop grande quantité de données est non seulement un gaspillage de moyens, mais peut également menacer la confiance des consommateurs, réticents à fournir des informations trop détaillées. Dans la mesure où la plupart des consommateurs se décident en fonction d'un petit nombre de facteurs (moins de six), il suffit de quelques questions bien choisies pour rassembler une quantité impressionnante de données sur chaque individu. Les questions posées fréquemment concernent les centres d'intérêt, le pouvoir d'achat, et le comportement du consommateur sur le site web.
Une remarque importante: en ce qui concerne l'établissement des profils de consommation à partir des historiques de transaction et du comportement de l'utilisateur, la CNIL considère qu'il convient de limiter le nombre des renseignements personnels demandés en ligne à ce qu'exige la finalité du traitement, et soutient les initiatives qui peuvent concourir à protéger, dans le respect d l'ordre public, un certain anonymat sur Internet.
(Source : 18 Rapport d'activité de la CNIL, La Doc fran, 1998 ; www.cnil.fr)

19 - Obligations d'informations précontractuelles

S'agissant des obligations d'informations précontractuelles, les dispositions du code civil, et plus particulièrement l'article 1602,exigent du vendeur qu'il explique clairement ce à quoi il s'engage. Toute offre de vente à distance doit donc clairement indiquer l'objet du contrat et également son prix. Sur ce point, la directive du 20 mai 1997 est venue renforcer la protection du consommateur , prévoyant notamment l'obligation de mentionner les informations suivantes :

- identité du fournisseur, et en cas de paiement anticipé, son adresse ;
- caractéristiques essentielles du bien ou du service ;
- prix du bien ou du service, toutes taxes comprises ;
- montant des frais de livraison ; modalité de paiement, de livraison ou d'exécution ;
- existence du droit de rétractation, d'un délai d'au moins de sept jours ouvrables sans pénalité et sans indication de motif ;
- coût de l'utilisation de la communication à distance lorsque celui-ci ne repose pas sur le tarif de base ;
- durée de validité de l'offre ;
- durée minimale du contrat lorsque celui-ci porte sur la fourniture durable ou périodique d'un bien ou d'un service.

La plus grande attention à la rédaction des conditions générales de vente ou de prestations de services on line est donc requise. Il n'y a rien de surprenant à ce que l'ensemble de ces principes s'appliquent au commerce électronique dès lors que celui-ci fait partie intégrante des techniques de communication et de vente à distance.

20 - Choix de la Web Agency qui va créer le site

Pour les PME, l'idéal serait de trouver un interlocuteur unique qui maîtrise l'ensemble du processus de création d'un site de commerce électronique et qui pourrait bien conseiller la PME. Cet interlocuteur se doit d'analyser la demande du client et de gérer à la fois les problèmes de conception graphique, de programmation, de marketing, d'organisation du catalogue, tout en tenant compte des contraintes techniques. Cet interlocuteur doit travailler avec la PME durant tout le processus de création du site, et trouver les ressources humaines nécessaires à la création du projet. La première étape de la collaboration avec la Web Agency doit être le choix des moyens techniques en fonction de l'objectif et du budget de la PME.

21 - Choix des moyens techniques

En fonction des objectifs fixés et des moyens financiers il faut déterminer quels doivent être les moyens techniques à mettre en œuvre. Cette étape ne peut se faire sans l'aide d'un spécialiste en la matière (consultant commerce électronique, web agency…).
Il faut définir où et dans quelles conditions le site sera hébergé, qui va s'en occuper, et sur quelles technologies va reposer tout le système. Une PME devra probablement faire un choix entre un hébergement mutualisé et l'installation d'un serveur web dédié, et elle devra choisir le système d'exploitation du serveur.
Les agences de création de sites ne s'occupent que très rarement de l'hébergement. Plus un site est complexe, mais surtout plus il génère de trafic et mobilise de ressource chez l'hébergeur et plus votre facture sera élevée. Les applications qui consomment le plus de bande passante sont la vidéo, le son et d'une manière générale toutes pages qui contiennent beaucoup de graphisme. Ces choix ne peuvent se faire qu'en étroite collaboration avec une SSII ou une Web Agency.

22 - Le calendrier des opérations

L'on estime aujourd'hui, comme le stipule un récent rapport de Gartner Group (www.gartner.com) que 75% des projets de commerce électronique ne répondront pas aux objectifs fixés en raison d'erreurs de planification majeures.
En clair, il existe deux possibilité : l'on réalise l'objectif fixé ou l'on ne le réalise pas, sachant que l'on a " statistiquement " une chance sur quatre de le réaliser.
Un projet Internet de commerce électronique nécessite l'intervention de plusieurs spécialistes et devrait donc être " piloté " par un chef de projet. Celui-ci a tout intérêt à mettre en place un calendrier des opérations d'une part pour valider le bon déroulement de la réalisation du site à chaque étape et d'autre part pour noter les changements organisationnels et structurels qui peuvent avoir une influence sur la réalisation du projet. Selon la complexité du projet, ce calendrier des opérations sera plus ou moins détaillé, mais il sera dans tous les cas un outil de contrôle. En général, il est fait en deux exemplaires, l'un pour la Web Agency et l'autre pour la PME.

23 - Création du cahier des charges en étroite collaboration avec la Web Agency

Il est primordial de bien définir ses besoins. C'est la condition nécessaire à la réussite d'un projet Internet. Tout d'abord, parce que cette étape permet de s'assurer de la pertinence du projet envisagé. Ensuite, parce qu'il est de la responsabilité du client de définir, de manière aussi précise et exhaustive que possible, ses besoins. Cette étape doit donc intervenir avant la signature du contrat avec le fournisseur d'une solution Internet. Le cahier des charges constitue donc un référentiel contractuel, le plus souvent visé en annexe et faisant partie intégrante du dispositif contractuel. Il est donc essentiel d'être très précis dans ce document et d'y décrire, avec autant de précision que possible, les objectifs attendus, les résultats attendus, notamment en termes de performances et de niveaux de services. Il est souvent utile de dresser l'état de l'existant, notamment lorsque la solution a vocation à s'intégrer dans un ensemble préexistant.
Enfin, il est important de décrire l'évolution prévisible des données à traiter, de manière à éviter la saturation à court terme de la solution proposée. Par ailleurs, il est toujours prudent de spécifier les fonctionnalités particulières attendues.
Il est évident que les besoins évoluent très rapidement, ne serait ce que pour tenir compte de l'offre de nouvelles technologies et de la prise en compte de nouvelles préoccupations. Ces évolutions sont admises car elles sont inhérentes à tout projet Internet. Mais s'agissant précisément d'une tolérance, il est plus prudent de prévoir, dans le contrat, une clause prévoyant les conditions de ces évolutions. Il suffit le plus souvent de prévoir une clause d'évolution et de remplacement des documents de référence. Par exemple, le dossier d'analyse fonctionnelle a vocation à se substituer au cahier des charges, dès qu'il est validé contradictoirement par les parties.

24 - Le consommateur au centre du dispositif de commerce électronique

La personnalisation de l'offre que permet Internet, et la réorganisation de l'entreprise autour des processus de commandes conduisent , plus que jamais, à mettre le client au centre de l'entreprise. Sur l'internet, le consommateur peut en outre accéder à une offre très large et passer ses commandes sans se déplacer, à toute heure du jour et de la nuit. Il peut également tirer profit de la transparence des offres sur le réseau grâce à de nouveaux intermédiaires.Ainsi, les shopbots, tel MySimon ou Toobo, proposent aux internautes de comparer automatiquement les prix sur plusieurs sites. Les sites d'agrégation, comme LetsBuyIt ou Clust, négocient les prix pour les internautes qui se regroupent afin d'acheter un même produit. L'internet voit apparaître de nouveaux modèles économiques de ce genre qui contribuent à rendre le pouvoir au consommateur.
Le consommateur est le dernier maillon de la chaîne, il est celui vers qui est tourné le commerce électronique. Il est le personnage clé du dispositif. Si l'on reprend la stricte définition du consommateur, à savoir celui qui contracte pour les besoins de sa vie privée, nous nous trouvons dès lors en présence d'une personne que le droit de l'informatique concernait très peu. Force est de constater qu'aujourd'hui il n'en est plus de même, dans la mesure où les nouveaux médias s'adressent avant tout aux consommateurs.
Ce consommateur a aussi des droits: en vertu de la loi " Informatique et libertés " le consommateur peut s'opposer à l'utilisation de son adresse, de son numéro de téléphone et de son numéro de fax dans des fichiers commerciaux afin de limiter ainsi l'envoi forcé de documents publicitaires. Même s'il est techniquement plus difficile à mettre en œuvre, le principe ainsi dégagé est certainement applicable à Internet, et plus particulièrement aux spams qui sont des messages électroniques non sollicités, généralement de nature publicitaire. La CNIL s'est prononcée dans ce sens.

D'autre part, il existe des règles protégeant le consommateur dans le cadre de la vente à distance. Le code de la consommation définit la technique de communication à distance comme " toute technique permettant au consommateur, hors des lieux habituels de réception de la clientèle, de commander un produit ou de demander a réalisation d'un service ". Les dispositions élaborées dans ce cadre juridique propre à assurer la protection des consommateurs se rapportent, en réalité, à des principes juridiques que l'on retrouve à la base de toute offre commerciale : information de l'acheteur sur les prix et les conditions générales de vente, révocabilité de l'offre ( faculté de rétractation ) , acceptation expresse, consentement éclairé, etc.. Toute PME a donc intérêt à faire attention aux différentes suggéstions des consommateurs.

25 - Déploiement d'un logiciel de commerce électronique

Selon les fonctionnalités spécifiées dans le cahier des charges, il faut choisir le logiciel de commerce électronique le plus adéquat et évolutif. Ce choix peut s'avérer difficile car il nécessite des compétences spécifiques dans ce domaine. Le logiciel doit être en mesure de faire fonctionner le front office (catalogue, commandes…) et le back office (les modules d'administration des bases de données (clients, produits, commandes, revendeurs), les modules permettant de contrôler toutes les fonctionnalités du site). L'idéal est de posséder un logiciel que l'on peut éventuellement adapter aux besoins du cahier des charges et qui ne nécessite pas trop de développement. Lors du choix du logiciel, il ne faut pas oublier de se demander si le logiciel pourra supporter la monté en puissance du site, et d'évaluer sa capacité d'évolution et la régularité des mises-à-jour proposés par l'éditeur. En général, il ne s'agit pas de logiciels que l'on achète sur un CD pour les installer, mais de logiciels à installer directement par l'éditeur ou par la SSII ou la Web Agency.

26 - Création d'une maquette fonctionnelle du site avec tous les éléments qu'il doit comporter (structure, système de navigation…), selon le cahier des charges.

Avant de créer la version définitive du site en utilisant une charte graphique, il est conseillé de faire une maquette fonctionnelle du site, et de tester toutes les fonctionnalités du site. Cette maquette permet de déterminer quels éléments graphiques doivent être crées, comment ils doivent être disposés à l'écran, et de mettre en évidence toute la structure du site.

27 - Rédaction des pages web

Pour la rédaction des textes, il est possible de s'adresser à des rédacteurs professionnels pour qu'ils préparent un contenu de haut niveau. Toutefois, il faut respecter un certain nombre de règles.
Ainsi, la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française dite " Toubon " renforçant la loi n° 75-1349 du 31 décembre 1975 dite " Bas-Lauriol " oblige les entreprises à utiliser la langue française dans l'ensemble des documents et informations destinés au consommateur. En effet, des informations diffusées en langue étrangère ne renseignent pas toujours correctement le consommateur sur les caractéristiques essentielles du produit ou du service qu'il veut acheter. Avec ces deux lois on se trouve en face d'un véritable ordre public linguistique. Or, en matière de contrat à distance la législation française a d'autant plus vocation à s'appliquer, dès lors que l'une des parties est un consommateur français, que la directive européenne concernant la protection des consommateurs en matière de contrats à distance y laisse la question de l'emploi des langues à la compétence des Etats membres.
Le problème est que l'emploi de la langue nationale n'est pas une condition de validité du contrat et que le seul moyen de le faire annuler suite à une mauvaise compréhension de ses stipulations est de fonder sa demande sur l'erreur (art. 1108 C.civ).
Néanmoins même rédigée en langue française une offre peut rester incompréhensible pour le consommateur moyen dès lors qu'elle comprend des termes techniques, ce qui est fréquent sur l'Internet où l'on rencontre de nombreuses ventes de produits de haute technicité comme les téléchargement de logiciels par exemple. Ici, l'obligation d'information devra suppléer l'utilisation de la langue française en fournissant les définitions des termes techniques de manière facilement compréhensibles pour un profane.

28 - Création de la charte graphique ou son adaptation aux exigences spécifiques de l'Internet.

Lorsque la maquette fonctionne, il est alors possible de doter le site d'une charte graphique. Cette partie graphique est très importante, et elle doit donc être crée par un infographiste professionnel. Il est bien évident que la beauté et l'originalité du site va donc dépendre du talent de ce designer graphique. C'est donc une étape importante du processus de création d'un site web. Toutes les PME ont intérêt à se donner les moyens de trouver un bon designer graphique, ce qui leur permettra de concurrencer sur ce terrain avec les grandes entreprises en véhiculant une image de haut niveau. Le coût d'une telle prestation dépendra de la qualité et de la quantité des éléments graphiques à réaliser. Toutefois, la couleur et la qualité des graphismes constituent des enjeux extrêmement importants dans le reflet des valeurs de la marque, surtout dans la vente en ligne.

29 - Préparation des pages web pour le référencement dans les annuaires et les moteurs de recherche.

Avant de publier les pages web sur Internet, il faut préparer des pages spéciales déstinées aux moteurs de recherche et qui serviron de porte d'entrée dans le site web. Il s'agit en général de pages qui ont le même aspect que toutes les pages mais qui contiennent des mots-clés , du texte, et des images commentées , disposées d'une façon précise afin de bien positionner la page dans la base de données du moteur de recherche, dans le but de positionner la page dans les moteurs de recherche pour les mots-clés les plus efficaces.
En général, un site de commerce électronique est basé sur des pages dynamiques, crées automatiquement par le logiciel de commerce électronique, et donc imopossibles à référencer. Pour cette raison, la création des pages web " spécial moteurs de recherche " est indispensable pour faire connaître le site par l'intermédiaire des moteurs de recherche. Cette étape, souvent négligée, est pourtant fondamentale.

30 - Mise en place d'un système de paiement sécurisé

Toutes les PME peuvent mettre en place un système de paiement par Internet. Il s'agit de l'étape finale de la création d'un site web, et qui est en général simple à mettre en place à condition de prévoir dès le départ son intégration au site web. Toute banque est, en théorie, capable de fournir un TPE (terminal de paiement électronique) et de l'assortir d'un contrat dit "VAD" (vente à distance). Cette solution permet, contre un abonnement forfaitaire plus une commission pouvant aller de 0.75 à 2.50 % du chiffre d'affaires, de saisir les coordonnées de la carte bancaire du client distant, et de valider une transaction qui se traduira par un virement sur le compte du montant de la vente (sous déduction de la commission).
Si la PME vient de se créer, il n'est pas dit que le banquier accorde le TPE, à plus forte raison avec un contrat VAD. En effet, bon nombre de banques requièrent que le commerçant apporte des éléments probants quant à son sérieux et à sa solvabilité. Certaines banques demandent même des dépôts de garantie pouvant parfois atteindre 15.000 francs ce qui est inacceptable pour une petite entreprise.
De surcroît, certaines banques refuseront d'accorder ce service si elles estiment qu'il y a un risque lié à la nature de la vente : prestation de service (bien non "palpable"), téléchargement de logiciel, etc. D'autres ont également des règles de déontologie (pas de marchandises dites "pour adultes", pas de biens périssables, etc.).
Le coût d'un tel service, et surtout sa formule de tarification, varie d'une banque à l'autre. A priori il n'existe rien à moins d'environ 100 francs HT/mois, assorti dans tous les cas d'une commission sur chaque transaction (0.75% à 2.50% du chiffre d'affaires TTC). Compte tenu du coût global assez faible, et du fait qu'une grande partie de ce coût est directement proportionnelle au C.A. réalisé, il est permis de considérer que les offres proposées sur le marché bancaire sont, à la finale, sensiblement équivalentes.
En revanche, des écarts considérables existent quant au délai dans lequel la banque reverse le montant de la transaction. Ces délais varient en effet de 48 heures à... 7 mois dans certains cas ! Certaines banques refusent en effet de reverser quoi que ce soit tant que le délai légal de contestation par le porteur n'est pas expiré. Autant dire qu'un tel délai est un frein total au développement du commerce électronique. Néanmoins, la majorité des banques propose des services sérieux.
En ce qui concerne la securité des paiements en ligne, le paiement sécurisé actuel (avec le numéro de la carte et la date d'expiration) est au moins, sinon plus sur que le paiement par minitel ou par VPC, sans parler des tickets de retrait qui restent devant les distributeurs de monnaie. Les systèmes futurs, avec lecteur de carte intégré et saisie du code gagneront encore en sécurité.
La plupart des contrats TPE avec VAD impliquent que, pour toute transaction supérieure à généralement 600 francs, le terminal appelle le centre d'autorisation bancaire pour obtenir un numéro d'autorisation. Vous avez également la possibilité d'appeler, téléphoniquement parlant, le même centre pour obtenir une autorisation pour des transactions d'un montant inférieur.

Dans tous les cas, cette autorisation ne garantira pas contre la faculté de contestation dont bénéficie le porteur de la carte, et ce même si c'est bien lui qui a commandé et qui a été livré ! Certes il existe des recours contre ce type de fraudes (identification formelle de l'auteur de la transaction sur commission rogatoire), et ces abus sont passibles d'une amende pouvant atteindre 2.500.000 francs et d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 3 ans, mais certains ne l'ont pas compris et fraudent quand même. Et en attendant, la banque vous redébite du montant intégral de la transaction (la commission bancaire reste donc perdue pour l'entreprise).
Mais le pire, c'est que dans bon nombre de banques, l'autorisation ne vous garantit même pas que la carte utilisée existe bien ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, la plupart des centres d'autorisation bancaires ne savent seulement vérifier que la carte n'est pas en opposition et qu'elle n'est pas en dépassement d'encours. Or, une fausse carte ne pouvant par définition être en opposition ni en dépassement d'encours, sera acceptée si l'algorithme de son numéro est correct ! Evidemment, quelques jours plus tard votre banque redébitera votre compte au motif "carte inexistante"... après avoir quand même encaissé une commission qui ne sera jamais remboursée ! Il faut savoir qu'aucune banque ne peut garantir contre les recours en contestation que peuvent exercer les porteurs des cartes bancaires débitées. Cela changera à terme avec le système des lecteurs de cartes intégrés aux ordinateurs, la carte étant formellement identifiée. Mais pour l'instant, la PME n'est pas à l'abri d'un plaisantin qui trouve intelligent de risquer 3 ans de prison ferme pour économiser 500 ou 1000 francs.
En revanche, il existe des systèmes qui ne laissent pas passer les cartes inexistantes. Ainsi, le système de télépaiement interroge en temps réel, ou au pire dans l'heure qui suit, la banque du porteur de la carte, et décide d'accorder ou non une autorisation. De plus, ces systèmes permettent de garder "sous le coude" les transactions à effectuer, que l'on peut déclencher au moment de l'expédition par exemple. Ces solutions "intelligentes" de télépaiement reviennent plus cher que les solutions bancaires classiques avec TPE. Mais la qualité du service le justifie. On peut également trouver des solutions de ce type sans le TPE.
La solution de commerce en ligne idéale n'existe pas encore, et le système législatif en vigueur, s'il a nettement progressé, est encore insuffisant.
S'il est légitime que le titulaire d'une carte bancaire dispose d'un délai de contestation s'il a réellement été victime d'un escroc, il n'est en revanche pas acceptable qu'un commerçant soit obligé de déposer plainte, de faire des pieds et des mains pour obtenir une commission rogatoire, puis d'attendre les résultats d'une enquête de police ou de gendarmerie, pour se faire payer une marchandise commandée par un fraudeur. Ce sont autant de freins au développement des boutiques en ligne. Et lorsque, de surcroît, les banques prélèvent des commissions pour des services qui, à l'usage, se révèlent inutiles voire inexistants, l'on se dit qu'une fois de plus rien n'est fait dans notre pays pour que les entreprises se créent, se développent et prospèrent.

Tout ceci pour dire qu'il est indispensable de bien comparer les offres bancaires avant de choisir un système de paiement en ligne. Il s'agit d'une étape à laquelle on ne fait pas toujours attention en privilégiant le système de sa banque habituelle…

31 - Publication du site web et la phase de tests

Il est conseillé de publier tout le site sur Internet, mais en pensant à faire un accès au site par une page spéciale. Ainsi, il est possible de tester toutes les fonctionnalités du site dans les conditions réelles sans que les internautes aient accès au site. Lorsque tout fonctionne correctement, l'on peut publier le site et mettant en place la page d'accueil à sa place (index.html).

32 - Label Qualité

Pour bénéficier d'un label qualité, le site de vente en ligne doit s'engager sur un certain nombre de points: informer le consommateur sur l'entreprise qui est derrière le site, sur ses conditions de vente et ses tarifs, accorder un délai de rétractation, indiquer les délais de livraison, sécuriser les paiements. Pour chacun d'eux, le cahier des charges est assez complet. Le problème est qu'aucun label qualité n'a pas encore réussi à bien s'imposer, ce qui peut poser problème au niveau de la communication. Toute PME peut demander l'attribution d'un label qualité à condition de répondre aux critères de l'obtention du label. C'est un signe de sérieux de la part de la PME et ne peut que contribuer à augmenter la notoriété du site web.

33 - Validation du site web Le site devrait correspondre parfaitement à ce qui a été défini dans les cahier des charges. Toutes les modifications du cahier des charges doivent figurer dans l'avenant au cahier des charges signé à chaque modification par les deux parties. Lorsque le site correspond au cahier des charges, la PME peut alors le réceptionner en signant le procès verbal préparé par la Web Agency. C'est alors qu'il est possible de lancer le site après avoir effectué les démarches administratives nécessaires.

34 - Les formalités administratives à respecter

Lors de la création et la mise en œuvre de sites web sur le réseau Internet, certaines précautions juridiques sont à prendre, à savoir:

1. l'enregistrement du nom de domaine auprès de l'AFNIC (Association française pour le nommage Internet en coopération), ou de l'INTERNIC (USA). 2. le dépôt du nom de domaine à l'INPI (Institut national de la propriété intellectuelle),
3. la déclaration préalable auprès du CSA (Conseil supérieur de l'Audiovisuel) et du procureur de la République, en tant service télématique,
4. la déclaration à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) des informations nominatives contenues sur le site et la déclaration préalable ou la demande d'autorisation auprès du Service central de la sécurité des systèmes d'information SCSSI (Service central de la sécurité des systèmes d'information) pour l'utilisation de moyens ou de prestations de cryptologie.

35 - Signature électronique

La reconnaissance de la signature électronique est un élément essentiel du développement du commerce électronique. La Commission européenne a proposé, dès mai 1998, une directive visant la mise en place d'un cadre européen favorisant leur utilisation au sein du marché intérieur. La directive 99/93/CE du Parlement européen et du Conseil a été adoptée le 13 décembre 1999 et doit être transposée par les Etats membres avant le 19 juillet 2001.

Source : Directive 1999/93/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 1999 sur un cadre communautaire pour les signatures électroniques ( JOCE L 13, 19 janv. 2000, p.12 ; D.2000, Lég. p. 95 )
Cette directive vise à faciliter l'utilisation des signatures électroniques, à contribuer à leur reconnaissance juridique et à instituer un cadre juridique pour les services de certification.

Après avoir défini la signature électronique comme " une donnée sous forme électronique, qui est jointe ou liée logiquement à d'autres données électroniques et qui sert de méthode d'authentification ", l'article 2 de la directive précise ce qu'elle entend par " signature électronique avancée ". Il s'agit d'une signature qui respecte les exigences suivantes :

- être liée uniquement au prestataire,
- permettre d'identifier le signataire,
- être créée par des moyens que son signataire puisse garder sous son contrôle exclusif et
- être liée aux données auxquelles elle se rapporte de telle sorte que toute modification ultérieure des données soit détectable.

B - Lancement du site web

1 - Phase de lancement

Lorsque le site fonctionne, il faut bien évidemment le faire connaître. Pour ce faire, et en fonction du budget dont dispose la PME, l'on peut envoyer un e-mailing aux internautes ciblés ou bien de faire de la publicité sur Internet. La stratégie des moteurs de recherche, et l'affiliation étant des stratégies à long terme. Afin de réussir cette étape du lancement, il est conseillé de s'adrsser à une agence spécialisée dans le marketing et la communication sur Internet.
En ce qui concerne l'e-mailing, il est important de respecter la disposition suivante de la CNIL : " S'agissant de la collecte et de l'exploitation des e-mails à des fins commerciales, la CNIL estime indispensable de garantir à tout internaute quelques droit essentiels :

- le droit de consulter un site marchand sans avoir à s'identifier par ses nom, prénom ou e-mail
- le droit de s'opposer à recevoir, par e-mail, des documents de prospection commerciale non sollicités
- le droit de refuser que son e-mail puisse être cédé ou utilisé pour le compte d'un tiers sans son consentement "

2 - La publicité off-line

Le site devrait être considé